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Ces quatre erreurs de management détruisent votre crédibilité !

Dernière mise à jour : 18 oct. 2022



Vous reprenez une entreprise avec une équipe déjà en place mais vous avez besoin d’évoluer et d’élargir vos rangs ? Ou, vous souhaitez tout simplement fédérer des proches autour d’un projet ?

Vous avez raison. Disposer d’une équipe est un très bon effet de levier pour atteindre ses objectifs. Regardez les start-ups, elles l’ont très bien compris !


Toutefois, le management d’équipe s’avère parfois source de conflits, de stress ou de tensions et c’est peut-être ce qui vous inquiète.


N’ayez plus de craintes, le management, c’est comme le vélo, ça s’apprend.


Pour garder votre motivation intacte et être à la tête d’une équipe efficace, je vous propose de découvrir dès maintenant les quatre erreurs que l’on retrouve dans 80 % des entreprises et qui détruisent votre management d’équipe.


Erreur n° 1 : croire que pour chaque problème, il existe un responsable.


C’est dans la nature humaine de simplifier l’origine d’un problème en identifiant un ou des responsables et il s’agit d’un processus tout à fait normal.


Depuis l’enfance on nous apprend à chercher un coupable… qui n’a jamais entendu ce fameux « qui a fait ça ?! » accompagné d’un ton quelque peu énervé ?


Cette habitude que nous entretenons depuis que nous sommes enfants a pour effet de cloisonner la collaboration et d’accroître les sources de conflits au sein de votre équipe et de votre entreprise.

À qui la faute… ? Non ! Nous ne rentrerons pas dans ce jeu.

Permettez-moi de partir d’un constat global, illustré par les enquêtes suivantes :


Source : Fondation MMA, Santé du dirigeant d’entreprise 2018, 17 avril 2018 [En ligne]. https://fondation-entrepreneurs.mma/etude-sante-dirigeant-entreprise-2018.htm [consulté le 29 août 2020].


En 2018, 25 % des dirigeants se sentaient sous pression ! Imaginez un instant combien cela fait de dirigeants sur la totalité des entreprises françaises… c’est énorme, n’est-ce pas ?


Jetons un œil à cette étude qui concerne cette fois-ci les cadres :


Source : Favier, Antoine. Bonheur et management : ce qu’en pensent les cadres, 20 mars 2019. [En ligne] https://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/0600930228409-bonheur-et-management-ce-qu-en-pensent-les-cadres-327912.php [consulté le 29 août 2020]


Cette étude est assez positive par rapport à la précédente. Cependant, on souligne malgré tout qu’une part importante des cadres (41 %) ne s’expriment pas ou pensent que leur entreprise n’agit pas sur leur bien-être !


Une étude similaire de Cadremploi vient corroborer ces résultats. Vous pouvez la consulter depuis l’adresse suivante : https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-carriere/detail/article/mal-etre-au-travail-qu-est-ce-qui-rend-les-cadres-malheureux.html


Une fois de plus, ces études visent une entité et la tiennent pour responsable. Ici, il s’agit de l’entreprise de ces cadres. Soyons honnêtes, c’est très imprécis.


Par ailleurs, vous noterez que le mal-être des cadres n’est pas clairement exprimé. Seules les actions mises en œuvre (ou pas) par les entreprises font l’objet d’une description.


Mais, si nous lisons entre les lignes, nous percevons malgré tout à travers ces enquêtes qu’une partie des cadres se trouvent dans un état de mal-être.


Regardons les chiffres ci-dessous, ils devraient vous sembler plus significatifs.

Source : HR Voice, Seuls 8 % des français sont heureux d’aller au travail tous les matins, 7 décembre 2018. [En ligne]. https://www.hr-voice.com/communiques-presse/seuls-8-des-francais-sont-heureux-daller-au-travail-tous-les-matins/2018/12/07/ [consulté le 29 août 2020].


Je vous avoue avoir pris peur quand j’ai vu ce chiffre !

Vous trouvez ces chiffres réjouissants ? Non ?

Moi non plus ! J’ignore si vous faites partie de ces pourcentages, mais sachez que vous n’êtes pas seul(e) !


En pratique, remettre en cause l’individu semble légitime si l’effet est individuel. Mais dans notre cas, nous sommes dans un phénomène collectif. Il est donc selon moi primordial de penser collectif.


Prenez un instant et imaginez que toutes les émotions néfastes d’une entreprise se retrouvent groupées dans un sac. Ce sac est bien rempli et pèse une tonne.


Ma question est alors la suivante :

Est-il plus facile de soulever une tonne seul(e) ou à plusieurs ?

À plusieurs me direz-vous, et vous avez raison !


En individualisant les problématiques, vous aurez davantage de difficultés à leur trouver des solutions et vous risquez de générer encore plus de stress. Gardez cela en mémoire.

Erreur n° 2 : imaginer que tout va bien.

Je ne sais pas combien de fois j’ai pu entendre : « je pensais qu’il avait tout compris », « pour moi, tant qu’il ne me dit rien c’est que tout va bien » ou « pas de nouvelle, bonne nouvelle ! ».

Attention au silence qui en dit long !

Source : HR Voice, Stress au travail : seul 1 français sur 5 confierait son mal-être à son manager, 30 avril 2019. [En ligne]. https://www.hr-voice.com/communiques-presse/stress-au-travail-seul-1-francais-sur-5-confierait-son-mal-etre-a-son-manager/2019/04/30/ [consulté le 29 août 2020].


Laissez-moi vous raconter une anecdote.


Lorsque je mettais en place de nouveaux équipements pour une entreprise du secteur de l’agroalimentaire, il m’arrivait de ne pas faire part de mes difficultés. Cela arrivait généralement quand je voyais très peu mon responsable en raison d’une activité très élevée.


J’imaginais qu’il était trop occupé pour parler de sujets qui me semblaient mineurs et je voulais me prouver à moi-même que je pouvais rester autonome.


Sans grande surprise, les difficultés que j’éprouvais empiraient et je me créais une charge mentale nuisible à l’avancement des projets et à mon bien-être.


La communication est un art qui s’apprend, surtout lorsque nous souhaitons faire part de nos sentiments. Chez certains, cela nécessite un véritable dépassement de soi.


Découvrez dans cette étude les origines de notre paralysie lorsqu’il s’agit de parler de ses émotions :

Source : Élodie MORGUE et Dorota LESZCZYNSKA, Impact de l’émotion sur la performance managériale. Étude de cas de management en France. [En ligne]. http://www.ipagcn.com/wp-content/uploads/recherche/WP/IPAG_WP_2014_273.pdf [consulté le 29 août 2020].


Rejeter vos défauts d’écoute ou l’expression de vos sentiments équivaut à construire un mur entre vous et les personnes qui gravitent autour de vous.


Pour éviter les murs sur la route, vous avez appris à conduire. Par analogie, apprendre à communiquer c’est savoir éviter les murs de la parole.


J’ai aujourd’hui appris à communiquer. Par conséquent, je n’ai désormais plus de charge mentale et les projets avancent nettement plus vite.


Erreur n° 3 : se lancer sans analyse globale de votre situation !


Vous vous dites qu’il est plus simple de manager avec des outils plus performants ? Ou, qu’une formation pour vos équipes, dans tel domaine, vous permettrait d’atteindre de meilleurs résultats ?


Alors vous vous lancez : vous faites un cahier des charges, un appel d’offres, des séances de négociations, etc. Puis, impeccable ! Vous obtenez un nouvel équipement tout neuf !

Et si tout cela n’était qu’une perte de temps, d’argent et d’énergie ?

Ne me méprenez pas ; je suis d’accord avec vous, il est important d’investir pour faire évoluer votre entreprise. Cependant, êtes-vous sûr(e) que cela est une priorité ?

Et si vous étiez un petit peu influencé(e) par l’État ?

J’ai trouvé pour vous cet article intéressant sur le sujet :


Source : Ecossimo, L’investissement des Entreprises. [En ligne]. https://www.ecossimo.com/linvestissement-des-entreprises [consulté le 29 août 2020].


Vous remarquerez clairement dans cet extrait que les objectifs de l’État sont focalisés sur la création d’emplois, le financement des infrastructures et l’exportation.


Ainsi, c’est par la promotion de leurs solutions de financement que vous pouvez être facilement tenté(e) par la perspective de nouveaux projets permettant le développement de votre entreprise.

Ces solutions sont-elles compatibles avec vos objectifs ?

Selon moi, il est clair que l’optimisation des performances d’une entreprise et la création d’emplois constituent deux objectifs distincts. C’est pour cette même raison que le plan d’action doit être différent pour obtenir un résultat optimal.


C’est comme si vous préfériez vous implanter une puce équipée de l’intelligence artificielle car elle est accessible grâce aux différents crédits et promotions au lieu de consulter un spécialiste pour vos douleurs dorsales pour lequel il n’y a pas d’avantage de financement.


Être à la pointe de la technologie est un avantage. Seulement, si c’est pour rester paralysé(e), quelle en est l’utilité ?


Les solutions accessibles grâce aux avantages ne correspondent pas forcément à vos besoins. Pensez aux promotions et soldes dans les grandes surfaces ; avez-vous besoin de ce téléviseur dernier cri placé en tête de gondole ? Il s’agit du même principe.

Pourquoi « paralysé(e) » ?

Simplement par ce qu’en ne travaillant pas sur vos besoins réelles, vous mobilisez des ressources qui pourraient être nécessaires à l’évolution de votre entreprise.

Etant mobilisés, ils sont donc indisponibles.

La preuve,

les chefs de projets n’en peuvent plus !

0 % d’entre eux estiment qu’ils travaillent sur trop de projets à la fois et 51 % dénoncent un problème de hiérarchisation des priorités.

Source : Debois, François. Gestion multi-projets : à combien de projets en parallèle peut-on contribuer ?, 21 mars 2016. [En ligne]. https://www.blog-projet.fr/2016/03/21/gestion-multi-projet-a-combien-de-projets-parallele-on-contribuer/ [consulté le 29 août 2020].


En bon cartésien, nous réagissons très vite dans une situation donnée. Cette fâcheuse tendance est d’ailleurs très bien illustrée par Kad Merad dans le film « Les choristes » (2004) ; ACTION, RÉACTION !


Pourquoi ne pas prendre le temps d’analyser la situation ?

En effet, si la prise en compte des émotions est importante dans la communication, elle l’est également dans la prise de décision.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le mécanisme naturel de notre cerveau qui permet de prendre une décision est situé dans le système limbique, qui se base sur les émotions et nos expériences, permettant ainsi de réagir rapidement en cas de danger.


Avouez-le, vous vous êtes vous aussi dit un jour : « si j’avais su ! ». Permettez-moi de vous dire que si vous aviez analysé la situation en amont, vous auriez su.


Ce n’est pas si simple à mettre en place, je vous l’accorde. En effet, la devise du développement d’une entreprise est gravée dans le marbre : le temps, c’est de l’argent.


Lorsque vous passez beaucoup de temps à analyser un ou des éléments, vous devenez stressé(e) et vous prenez des décisions hâtives qui vous semblent pourtant rationnelles.


Le marketing utilise cette neuroscience dans la vente de produits ou de services. Si cela vous intéresse, je vous laisse consulter l’article suivant qui détaille l’utilisation des émotions dans la prise de décision : https://www.abtasty.com/fr/blog/emotions-psychologie-decision-conversions/


Le principal, c’est de le savoir. En le sachant, vous serez sûrement plus tenté(e) d’analyser la situation avant d’agir.


Comme tout le monde, il m’arrive de prendre des décisions un peu à la hâte. D’ailleurs, je vais vous raconter la dernière en date.


J’ai reçu un e-mail d’une entreprise qui souhaitait utiliser la marque de mon blog. J’ai alors passé une semaine entière à me renseigner sur la protection de marque et à créer un dossier pour l’enregistrer.

Savez-vous ce qui m’a incité à faire toutes ces démarches ?

La peur de perdre mon logo et mon nom de marque. C’est elle qui a orienté et contrôlé toutes mes actions et décisions pendant une semaine.


Était-ce utile ? Non !

Je n’avais aucun besoin de le faire, car il s’agissait d’une escroquerie. En analysant la situation au préalable, j’aurais pu gagner un temps précieux au profit de mon marché.


Cette réaction est naturelle chez tout le monde, rassurez-vous. Le principal est d’en prendre conscience afin de ne pas passer des mois sur un projet qui n’en vaut pas la peine.

Connaissez-vous un autre paradigme que celui que nous venons d’analyser ?

On l’évoque succinctement dans le paragraphe sur l’investissement ; il s’agit de l’augmentation de la capacité de production. En effet, dans l’excellence opérationnelle, la production est un paradigme bien connu.


Je vous propose de voir à présent en quoi l’obsession pour la production peut-être une erreur.

Erreur n° 4 : produire, produire et produire !

J’aime aborder ce thème. Il a d’ailleurs été mis en avant par Eliyahu M. Goldratt (consultant israélien, 1947-2011), dans son roman industriel Le but (1980).

Industriel ? Oui, industriel ! Peu courant n’est-ce pas ?

Dans les faits, ce genre de romans met en scène des situations que l’on rencontre en entreprise, pour mettre en lumière, sous la forme d’histoires, des paradigmes à destination des managers pour les aider à adopter de nouvelles visions.


Le livre relate l’histoire d’un responsable d’usine qui, sous l’impulsion du comité exécutif, doit redresser la filiale sous peine de devoir fermer boutique.


Ce responsable, très sûr de lui, engage des changements pour améliorer la productivité de son entreprise.


Malheureusement, les problèmes ne font qu’empirer !


C’est lors d’une belle journée ensoleillée, dans l’attente de son terminal dans un aéroport, qu’il rencontra un de ses vieux amis devenu consultant en entreprise.


Après quelques échanges avec cet ami et essais dans son entreprise, il fera de son entreprise la meilleure du groupe.


Il deviendra par la suite responsable d’une division de plusieurs filiales et fera progresser dans le même temps ses équipes.


Le consultant a changé la vision (le paradigme, donc) de son ami grâce à une seule question. Permettez-moi de vous la poser à mon tour :

Quel est le but d’une entreprise ?

Vous allez me répondre : produire, satisfaire les clients, faire de la qualité, créer de l’emploi, et bien d’autres encore. Mais, en êtes-vous sûr(e) ?


Selon Eliyahu M. Goldratt, le but d’une entreprise est de gagner de l’argent. En conséquence, les choix nécessaires dans la prise de décision doivent être orientés dans ce sens.


C’est une vision assez philosophique et tranchée je vous l’accorde. Mais prenez le temps de faire le tour de la question. Peut-être que cela mettra en lumière certains points et vous ouvrira un nouveau champ des possibles, qui sait ?


Vous avez peut-être pris conscience de certaines choses jusqu’à maintenant. Ce n’est pas évident de changer certaines choses dans l’immédiat, mais il n’est jamais trop tard pour agir.

Vous avez lancé un projet ?

Et si vous « recycliez » ce projet ? C’est-à-dire, utiliser son inertie pour introduire de nouvelles méthodes. Profitez-en pour intégrer en même temps de nouveaux concepts dans votre management.


CONSEIL : gardez l’esprit ouvert et créatif !


Et maintenant, si je vous partageais des conseils pour éviter de reproduire ces erreurs ?

Vous commencez à visualiser les situations dans lesquelles vous avez fait ces erreurs ?

C’est une très bonne chose d’identifier des points d’optimisation, c’est une source de progrès.


Vous l’aurez certainement compris, l’humain est primordial dans l’organisation de votre entreprise.


Dans un premier temps, posez-vous certaines questions, comme :

· Comment je perçois mes échanges avec mes collaborateurs actuellement ?

· Comment j’aimerais qu’ils soient ? Et comment eux aimeraient-ils qu’ils soient ?

· Existe-t-il des opportunités de partage qui ne sont pas saisies aujourd’hui ?


CONSEIL : faites participer vos équipes à la construction de votre entreprise. Vous vous apercevrez que votre réactivité et votre motivation en seront décuplées.


Voici l’extrait d’une étude que j’ai apprécié et que je souhaite vous invite à consulter :


Source : Élodie MORGUE et Dorota LESZCZYNSKA, Impact de l’émotion sur la performance managériale. Étude de cas de management en France. [En ligne]. http://www.ipagcn.com/wp-content/uploads/recherche/WP/IPAG_WP_2014_273.pdf [consulté le 29 août 2020].


CONSEIL : restez en veille sur les méthodes de management.


Si Eliyahu M. Goldratt a rédigé ce roman dans les années 80, c’est pour permettre aux managers de repenser la vision de leur entreprise.


Malheureusement, il reste encore beaucoup d’entreprises en difficulté en raison d’une mauvaise compréhension de leurs difficultés.


Vous avez par exemple pu constater grâce à cet article qu’une productivité intense n’est pas forcément vectrice de réussite.


Pour apprendre à manager, je vous propose de consulter cet article issu de Manager-go ! :


Parce que la recherche est une étape qui prend du temps, gagnez en et consultez cet article.



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Ou pas, c'est vous qui voyez...


A très bientôt

Adrien Menant 😄


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